5 mars 2014

Les responsables internationaux dans le domaine de la santé ont convenu d’examiner de manière critique les exigences de suivi que leurs institutions respectives appliquent aux pays, dans le but de réduire la charge de préparation de rapports au niveau international.

Perspective mondiale sur les exigences en matière d’établissement de rapports

Les exigences des institutions internationales en matière de présentation de rapports pour les pays en développement aboutissent à une multiplication du nombre d’indicateurs et à une fragmentation du recueil de données. De plus, les activités menées pour renforcer la capacité institutionnelle nationale manquent de coordination. Tous ces facteurs font peser sur les pays une charge inutile et aboutit à une perte d’efficacité, qui entrave en dernier ressort l’analyse globale et la prise de décision. Tels sont les messages clés qui se dégagent d’un nouveau rapport - Évaluation rapide de la charge des exigences en matière d’indicateurs et d’établissement de rapports pour le suivi relatif à la santé – récemment préparé par l’Organisation mondiale de la Santé au nom du groupe pluri-institutions sur les exigences en matière d’indicateurs et d’établissement de rapports.

En septembre 2013, lors d’une réunion informelle, les responsables internationaux dans le domaine de la santé ont convenu d’examiner de manière critique les exigences de suivi que leurs institutions respectives appliquent aux pays, dans le but de réduire la charge de préparation de rapports au niveau international. Un groupe de travail, formé de 19 représentants d’institutions et présidé par le Directeur général de l’OMS, a passé en revue les pratiques mondiales et les conditions en vigueur. Le rapport donne un aperçu de la perspective mondiale des exigences d’établissement de rapports, évalue les indicateurs actuels de charge de suivi pour des pays choisis et identifie des domaines où des efforts peuvent être faits pour renforcer et réduire la charge de préparation de rapports.

Les principales conclusions de l’examen sont les suivantes :

Il y a trop d’indicateurs. Les rapports internationaux peuvent par exemple accroître de 40-50% le nombre d’indicateurs dans les plans nationaux de suivi et d’évaluation.

Les exigences en matière d’établissement de rapports pour les pays sont diverses et multiples. Le nombre de demandes de données semble s’accroître car il y a davantage d’initiatives et d’activités et du fait de l’augmentation de la demande de données ventilées. Ce phénomène est ressenti le plus durement au niveau des structures de santé où les agents de première ligne doivent compléter un grand nombre de formulaires, de registres et de rapports.

Les activités nationales de suivi et l’évaluation sont faibles avec un cloisonnement du suivi des programmes de lutte contre les maladies. Dans beaucoup de pays, l’alignement des indicateurs dans les plans stratégiques nationaux du secteur de la santé et les plans de suivi et d’évaluation spécifiques à un programme est médiocre, ce qui aboutit à une duplication inutile et une multiplication excessive des indicateurs. 

Les investissements en faveur des systèmes de suivi et d’évaluation nationaux sont souvent fragmentés et inopérants. Les institutions tendent à investir dans des activités de collecte de données séparées et à objectif unique, comme les systèmes d’information des centres de santé sur le traitement antirétroviral ou la vaccination, au lieu d’utiliser les systèmes nationaux.

Le rapport recommande des mesures possibles pour les partenaires, notamment :

  1. Convenir d’un cadre uniforme de mesure des résultats avec un noyau central d’indicateurs en nombre limité
  2. Aligner l’établissement de rapports sur la plateforme nationale de suivi et d’évaluation, et renforcer les plateformes nationales de suivi et d’évaluation pour l’information et la redevabilité 
  3. Investir en faveur des systèmes de suivi et d’évaluation, y compris les systèmes nationaux de données. 

 

 

 


Other News