21 mai 2012

Pour que l’aide soit efficace dans le secteur de la santé, il est essentiel que les organisations de la société civile, ainsi que les réseaux et les coalitions, s’engage dans les processus de politique de santé. Le Partenariat...

Pour que l’aide soit efficace dans le secteur de la santé, il est essentiel que les organisations de la société civile, ainsi que les réseaux et les coalitions, s’engage dans les processus de politique de santé. Le Partenariat IHP+ rassemble différents partenaires – le gouvernement, les agences de développement, le secteur privé et la société civile – afin qu’ils travaillent ensemble à planifier et financer une stratégie nationale de santé plus cohérente.  Cependant cela peut constituer un défi pour les organisations de la société civile. Comment établir des relations de travail avec des personnes qui jusqu’ici ne vous ont peut-être pas écouté lors d’échanges formels ? Si vous êtes une organisation nouvelle ou de petite taille, comment trouver le temps, les compétences et les capacités nécessaires pour engager une discussion avec des responsables politiques de haut niveau et les agences de développement?

Le Partenariat IHP+ finance depuis 2010 un système de petites subventions géré par Oxfam sous le nom de Fonds d’action pour une politique de santé (HPAF, de l’anglais  Health Policy Action Fund). HPAF a pour but de soutenir les organisations de la société civile du sud, ainsi que les réseaux et les coalitions, à s’engager plus efficacement dans les processus de politique de santé. Géré par Oxfam, le fonds constitue une opportunité pour les organisations de la société civile  de recevoir de petites subventions pour aider leur action dans ce domaine. Les lignes directrices relatives au type de projets qui peuvent recevoir un financement ne sont pas strictes; l’idée est de soutenir des actions qui visent à améliorer l’accès aux soins de santé universels et équitables, ainsi que des activités visant à engager le dialogue avec les responsables politiques nationaux en matière de santé ou les agences de développement internationales. 

En 2010, 13 organisations de la société civile dans neuf pays ont reçu des subventions jusqu’à to US$30 000. Les projets financés consistaient notamment en des efforts pour assurer le suivi des financements du Fonds mondial, des activités de plaidoyer pour l’accès au traitement du SIDA et des activités de plaidoyer sur la santé sexuelle et reproductive.

En Ouganda, le Groupe d’action pour la santé, les droits humains et le VIH/SIDA (AGHA, de l’anglais  Action Group for Health, Human Rights and HIV/AIDS) reçoit depuis 2010 un financement de la part du Fonds d’action pour une politique de santé. La subvention a permis entre autres de renforcer les capacités d’AGHA en tant qu’organisation de la société civile, et les employés ont reçu une formation sur les questions essentielles en matière budgétaire et de politique de santé. Cette subvention a également permis de renforcer les capacités d’autres organisations de la société civile et communautaires ougandaises pour qu’elles puissent s’engager efficacement dans les processus de politique de santé. Ces organisations ont reçu des formations en analyse budgétaire, en formulation et mise en œuvre de politiques, et en plaidoyer. Ces institutions ont formé une coalition d’organisations de la société civile nommée « Voix pour les droits en matière de santé » et engagent collectivement un dialogue avec des responsables politiques, des officiels du gouvernement et des partenaires de développement au niveau national.

AGHA a été étroitement impliqué dans l’élaboration et la signature du Pacte national de l’Ouganda. Le groupe a été chargé d’identifier les responsabilités des organisations de la société civile et d’en décrire le rôle. Il travaille maintenant à assurer que le gouvernement et les partenaires de développement remplissent leur mandat décrit dans le Pacte national.  AGHA met en œuvre de nombreuses activités visant à encourager la transparence et la redevabilité et à engager les partenaires à adhérer aux principes du Pacte national et de la Déclaration de Paris. Il publie chaque année un rapport parallèle sur les performances du secteur de la santé et analyse le budget national de la santé. Il identifie également les domaines où une mauvaise allocation des ressources ne répond pas aux priorités établies dans la stratégie nationale de santé. Ces priorités doivent normalement se conformer aux Objectifs de développement du millénaire.

AGHA observe aussi les activités des partenaires de développement afin de voir si ceux-ci s’alignent, s’harmonisent, se conforment et soutiennent les stratégies nationales de santé décidées par le gouvernement. AGHA, en collaboration avec d’autres organisations de la société civile, pense maintenant avoir l’autorité nécessaire pour rendre le gouvernement et les partenaires de développement redevables des engagements qu’ils ont pris dans le Pacte national. 

En tant qu’organisation de la société civile, AGHA est beaucoup plus coordonné qu’auparavant et travaille étroitement avec d’autres organisations de la société civile.  Un groupe de travail a été créé afin de collaborer à influencer les processus politiques. Il est important de noter que les organisations de la société civile sont maintenant invitées aux réunions et aux comités relatifs à la politique de santé. “Nous sommes maintenant invités à participer. Chaque fois qu’il y a une réunion, au Ministère de la santé ou des groupes de travail techniques, AGHA est invité. Nous avons maintenant établi une relation de travail que nous devons gérer” a déclaré Dennis Odwe, chargé des affaires politiques et de plaidoyer pour AGHA.

Les nouveaux bénéficiaires des subventions du Fonds d’action pour une politique de santé recevront un financement en 2012; une liste complète sera bientôt disponible.

Catégories: Ouganda


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