3 octobre 2013

Suite aux changements politiques et économiques récents qui ont eu lieu au Myanmar, le pays voit le nombre de ses partenaires du développement augmenter rapidement. À l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2013, le ministre de la Santé a remarqué que son ministère s’apprêtait à gérer un éventail de plus en plus varié de partenaires qui sont aujourd’hui prêts à apporter leur soutien au secteur de la santé et à collaborer plus étroitement avec le gouvernement. Après l’Assemblée et à la demande du ministre, une mission IHP+ a été déléguée au Myanmar la dernière semaine d’août. Cet article résume le travail de la mission et propose des mesures visant à améliorer l’efficacité du développement.

Secteur de la santé au Myanmar : des signes encourageants de coopération

Suite aux changements politiques et économiques récents qui ont eu lieu au Myanmar, le pays voit le nombre de ses partenaires du développement augmenter rapidement. A l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2013, le ministre de la Santé a dit de son ministère qu’il s’apprêtait à gérer un éventail de plus en plus varié de partenaires qui sont aujourd’hui prêts à apporter leur soutien au secteur de la santé et à collaborer plus étroitement avec le gouvernement.  Après l’Assemblée et à la demande du ministre, une mission IHP+ a été déléguée au Myanmar la dernière semaine d’août. Cette mission avait pour objectif de revoir le fonctionnement des mécanismes actuellement en place pour  améliorer l’harmonisation et l’alignement derrière les priorités gouvernementales, d’identifier des opportunités d’amélioration, et de recommander des mesures pratiques et  applicables sur le court terme.

L’équipe IHP+ a été impressionnée par les efforts manifestement déjà engagés en matière de coopération au développement au Myanmar. Citons par exemple le remplacement de l’ancien Mécanisme de coordination des pays du Fonds mondial par ce qui est désormais connu sous le nom de Comité de coordination du secteur de la santé (Health Sector Coordination Committee), et présidé par le ministre de la Santé. Toutefois, l’équipe a reconnu que le renforcement de ces partenariats encore jeunes prendra du temps.  

Dr Andrew Cassels, responsable de la mission, a également insisté sur « la nécessité de concevoir un système de santé pour l’avenir et non pas seulement pour le présent », capable de suivre le rythme des changements dans le pays. Afin de faciliter l’harmonisation du soutien des partenaires, il a été recommandé que le gouvernement énonce clairement les priorités stratégiques dans les domaines précis qui connaissent des goulots d’étranglement et ainsi ralentissent l’amélioration des prestations de service. Ceci, associé à un inventaire des soutiens actuels au renforcement des systèmes de santé et à la reconnaissance de l’importance croissante du secteur privé, sera essentiel pour mieux coordonner les soutiens au secteur de la santé. D’autres recommandations portaient sur les fonds multi-donateurs – à la fois trouver des moyens d’utiliser les systèmes nationaux de gestion financière, suite à un travail de diagnostic rigoureux sur les flux financiers et la capacité de gestion financière, et impliquer plus fortement le gouvernement dans leurs processus de prise de décisions.

Le ministère de la Santé « a beau être encore loin du programme Un plan unique, Un budget unique, Une plateforme unique de suivi et d’évaluation, il reconnaît cependant la valeur de l’approche du IHP+ », a déclaré Dr Cassels. Le pays est en train de bâtir des bases solides qui permettront une coopération efficace dans le secteur de la santé, et tout indique qu’il s’attachera à consolider ces bases. C’est donc avec un intérêt tout particulier que nous suivrons le chemin que s’apprête à parcourir le Myanmar dans les mois et les années à venir.   

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