24 avril 2014

Les partenariats sont efficaces. Ils peuvent aider à maintenir la priorité sur les résultats et favoriser l’innovation. C’est un message clé de la séance de réflexion « Transformer en résultats les principes de la coopération au développement » lors de la réunion du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement à Mexico le 16 avril 2014.

Les participants à la discussion (voir ci-dessous) ont évoqué leurs expériences dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’eau, l’assainissement et l’hygiène, et ils ont analysé les conséquences des partenariats mondiaux pour le programme de l’après-2015. Au nombre des avantages figurent le fait que les partenariats facilitent le partage de solutions à des problèmes communs et réunissent de nouveaux partenaires du développement autour de la table, notamment des OSC. Ils peuvent galvaniser la volonté politique pour le changement et aider à mobiliser les ressources. Dans l’éducation, la santé et le secteur de l’eau, l’assainissement et l’hygiène, ils ont incité différents partenaires du développement à soutenir les plans et priorités du secteur national. Une conception et des objectifs clairement définis de la part des pouvoirs publics et la capacité des donateurs de démontrer des résultats et un rendement de leur investissement sont des mesures efficaces d’encouragement pour une action plus collective. 

Dans les trois secteurs, la mise en pratique des principes de l’efficacité de la coopération au développement au niveau national montre que les éléments essentiels de progrès incluent des messages clairs de la part du gouvernement sur ses priorités, avec des directives pour les partenaires. Le ministère des finances doit soutenir d’autres ministères sectoriels. Les systèmes conjoints de planification et de suivi sont aussi importants. L’appropriation par les pays requiert encore davantage d’appui, notamment l’utilisation des systèmes nationaux, et le renforcement de la capacité des pays à gérer un éventail croissant de partenaires du développement. La redevabilité mutuelle en matière d’engagements est capitale. 

Après 2015, les partenariats resteront importants, et les principes de Busan seront plus pertinents que jamais, avec la priorité qu’ils accordent à l’appropriation, l’inclusion, les résultats et la redevabilité. Les partenariats devront s’adapter, à mesure de l’apparition de nouveaux partenaires. La société civile et le secteur privé sont des moteurs essentiels de croissance et les jeunes doivent aussi être davantage recrutés. Il faut que les institutions internationales de développement, notamment les Nations Unies, soient à l’écoute et évoluent pour garder toute leur pertinence. Après 2015, il demeurera nécessaire de tirer parti des synergies à travers les trois secteurs et d’abattre les cloisonnements. 

Voici la liste des intervenants : 

Mercedes Juan, Ministre de la Santé, Mexique
Margaret Chan, Directeur général, Organisation mondiale de la Santé 

Alice Albright, Directrice générale, Partenariat mondial pour l’éducation 

Demeke Mekonnen, Vice-Premier Ministre de l’Éthiopie 

Darren Saywell, Vice-Président, Assainissement et eau pour tous 

Sachita Shrestha, Responsable de programmes, Restless Development, Népal 

 

Plusieurs membres de l’assistance sont intervenus, notamment le Vice-Ministre des Finances de la Sierra Leone.

Catégories: Efficacité de l’Aide


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