25 juillet 2016

afin d’améliorer la politique de santé

Des allocations de l’HPAF pour les OSC

Le Fonds d’action pour une politique de santé (Health Policy Action Fund – HPAF) a été créé en 2009 dans le but d’aider les organisations de la société civile des pays signataires de l’IHP+ à participer efficacement aux processus relatifs à la politique de santé au niveau national. Cela permet d’améliorer l’efficacité de la coopération au développement grâce à des mécanismes plus solides de redevabilité et une meilleure coordination. 

À ce jour, il y a eu trois cycles de financement de l’IHP+. Le premier s’est déroulé de 2010 à 2012 et il a soutenu 13 OSC dans neuf pays. Le deuxième cycle, de 2013 à 2015, a appuyé dix OSC dans huit pays.

Le plus récent cycle d’allocations de l’HPAF prodigue une aide à neuf OSC ou réseaux d’OSC dans neuf pays : 

  • Bénin – Réseau des ONG béninoises de santé (ROBS)
  • Burkina Faso – Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG)
  • Cambodge – MEDiCAM
  • Gambie – The Association of Non-Governmental Organizations (TANGO)
  • Ouganda – Coalition for Health Promotion and Social Development
  • Nigéria – Health Reform Foundation of Nigeria
  • Mozambique – NAIMA+
  • Cameroun – FIS – For Impacts in Social Health
  • Cabo Verde – Plataforma das ONG de Cabo Verde (PLATONGS)

Vous pouvez en savoir plus sur les bénéficiaires des allocations ici sur le site web de l’HPAF. 

Les allocataires de l’HPAF travaillent sur une palette de projets qui devront être achevés en septembre 2016. Tous leurs efforts visent à améliorer la participation aux processus de politique de santé au niveau national, en renforçant le plaidoyer, la redevabilité et la coordination dans le secteur de la santé. 

Par exemple, la Health Reform Foundation of Nigeria (HERFON) a reçu un financement de l’HPAF afin de travailler avec une coalition d’OSC nationales de santé et épauler le Ministère de la Santé avec un plan d’application de la Loi nationale de santé. En même temps, elle a sensibilisé les citoyens aux clauses de cette législation.

Au Cameroun, For Impacts In Social Health (FIS) s’emploie à renforcer la redevabilité et la transparence en produisant un rapport parallèle indépendant de la société civile qui analyse les opérations des partenaires du développement dans le pays. Assumant un rôle d’organe de vigilance, FIS affirme : « Les rapports parallèles sont préparés comme réponse de la société civile pour surveiller efficacement les politiques de santé et améliorer ainsi l’efficacité de l’aide dans le secteur de la santé. »

Au Mozambique, deux réseaux d’OSC nationales se sont unis pour une alliance plus efficace. NAIMA est un réseau national d’ONG travaillant dans le secteur de la santé et du VIH. Ses membres partagent des informations sur les activités et le financement, et tentent d’aligner leurs activités sur les priorités et les stratégies de santé du Gouvernement ainsi que sur les engagements et accords internationaux que le pays a souscrits. PLASOC est une plateforme mozambicaine de la société civile pour les droits de l’homme en matière de santé. C’est un espace formel pour le partage d’informations, la coordination, l’articulation, la consultation et la mobilisation.

L’allocation de l’HPAF a permis à ces deux réseaux de s’unir pour travailler plus efficacement dans l’espace de la politique de santé au Mozambique. Ils sont maintenant mieux coordonnés et parlent d’une seule voix. Ils peuvent donc exploiter plus avantageusement les occasions de plaidoyer. Ainsi, en 2015, NAIMA et PLASOC se sont associés pour rédiger un document de synthèse sur les ruptures de stocks de médicaments et ont demandé un accroissement de la contribution financière du Gouvernement au budget du secteur de la santé.

Les allocations de l’HPAF sont gérées par Oxfam Allemagne (qui a remporté un appel d’offres). Plus tard en 2016, nous vous informerons des activités de tous les allocataires, alors surveillez cet espace pour en savoir plus sur ce que chaque allocataire a réalisé grâce à sa subvention.  


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