14 août 2015

La Conférence d’Addis-Abeba est la troisième d’une série de conférences internationales consacrées au financement du développement.

En quoi la troisième Conférence internationale sur le financement du développement se rapporte-t-elle à l’IHP+ ?

La Conférence d’Addis-Abeba est la troisième d’une série de conférences internationales consacrées au financement du développement. La première Conférence à Monterrey en 2002 visait à proposer des moyens de progresser pour financer la mise en œuvre des OMD, qui venaient d’être lancés en 2000. La Conférence de Doha, en 2008, a réaffirmé la volonté de financer le développement en dépit de la crise financière. 

Contrairement à la Conférence de Monterrey, celle d’Addis-Abeba a eu lieu avant la finalisation du cadre des objectifs de développement durable et du mécanisme de mise en œuvre du programme de l’après-2015, qui est prévue pour septembre 2015. C’est peut-être, dans une certaine mesure, la raison pour laquelle aucun engagement concret n’a été pris à Addis-Abeba sur les spécificités du financement du programme de l’après-2015.

Dans le document final négocié pendant les mois ayant précédé la Conférence et finalisé le troisième jour de la Conférence (appelé le Programme d’action d’Addis-Abeba), les États membres réaffirment leur volonté politique résolue « de relever les défis du financement et de créer, à tous les niveaux, un environnement propice au développement durable, dans un esprit de partenariat et de solidarité planétaires ». L’objectif réaffirmé est d’« éliminer la faim et la pauvreté et réaliser le développement durable dans ses trois dimensions, à savoir la croissance économique pour tous, la protection de l’environnement et l’inclusion sociale ». 

Trois paragraphes sont directement pertinents pour l’IHP+. 

Le paragraphe 58 : il évoque la poursuite du respect des principes relatifs à l’efficacité de la coopération pour le développement, l’appropriation des activités par les pays et le passage à une aide non liée ; il mentionne le Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement en tant que mécanisme complémentaire dans le cadre du Forum pour la coopération en matière de développement du Conseil économique et social.

Le paragraphe 71 : il souligne à nouveau combien il est important de poursuivre le soutien prodigué aux pays à revenu intermédiaire pendant leur transition, notamment par le biais de l’APD ; il est également pertinent pour l’IHP+ où plus de la moitié des pays ont maintenant un revenu intermédiaire.

Le paragraphe 77 : il salue les résultats obtenus par des partenariats mondiaux de santé comme Gavi et le Fonds mondial, mais les encourage à mieux aligner leur soutien et à continuer d’appuyer le renforcement des systèmes de santé ; il prend acte du rôle de l’OMS en tant qu’autorité d’orientation et de coordination de l’action sanitaire internationale, affirme que les États membres amélioreront la coordination internationale afin de renforcer les systèmes nationaux et de parvenir à la couverture santé universelle, et il se félicite des approches novatrices comme le Mécanisme de financement mondial pour chaque femme, chaque enfant.


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