25 juillet 2016

Informations sur le Groupe de travail.

L’harmonisation et l’alignement sur les systèmes nationaux de gestion financière sont l’un des sept comportements que les partenaires du développement pourraient améliorer afin d’accélérer les progrès sur l’efficacité de la coopération au développement dans le secteur de la santé. 

Actuellement, l’harmonisation parmi les partenaires du développement avec tout ou partie du système national de gestion des finances publiques demeure problématique dans beaucoup de pays de l’IHP+. Néanmoins, ces dernières années, il semble y avoir une demande accrue pour ce type d’activité, grâce à l’œuvre du Groupe de travail de l’IHP+ sur la gestion financière. 

En juin 2014, le Groupe de travail de l’IHP+ sur la gestion financière a été créé pour faire progresser les activités dans ce domaine au niveau national. Le Groupe était ouvert à tous les partenaires de l’IHP+ et il compte actuellement des représentants de la Banque mondiale (présidence), de l’OMS, du FNUAP, du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, de Gavi Alliance, de l’Union européenne, de la Banque africaine de développement, de la KfW, de l’USAID, de l’Éthiopie, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Népal. 

Les responsabilités du Groupe de travail sont les suivantes : 

  • identifier les bonnes pratiques et les leçons tirées des activités d’harmonisation et d’alignement de la gestion financière dans le secteur de la santé dans les pays partenaires ; 
  • recenser les goulets d’étranglement qui contrarient l’harmonisation et l’alignement de la gestion financière parmi les partenaires du développement et aussi au niveau national ; 
  • partager les bonnes pratiques et identifier les principes et les options pour l’harmonisation et l’alignement, notamment les dispositions fiduciaires conjointes ;
  • examiner (et réviser si nécessaire) les conseils de l’IHP+ sur l’évaluation conjointe de la gestion financière ; 
  • débattre régulièrement des questions émergentes dans l’harmonisation et l’alignement de la gestion financière ;
  • aider l’Équipe de base de l’IHP+ à prodiguer, sur demande, un appui aux pays, notamment une évaluation conjointe de la gestion financière et l’identification de dispositions fiduciaires communes adaptées. 

Que se passe-t-il dans les pays ?

Des travaux relatifs à la gestion financière se déroulent dans beaucoup de pays. Ainsi, pour les projets financés par les partenaires du développement au Sénégal, des activités ont été mises en œuvre pour aligner les dispositifs de gestion financière sur les systèmes nationaux. Ici, le Fonds mondial s’est joint à la Banque mondiale et à l’USAID afin d’utiliser les systèmes nationaux pour son allocation de renforcement des systèmes de santé. 

En Éthiopie, le Gouvernement a préparé un nouveau dispositif financier conjoint avec le concours de partenaires du développement. Le dispositif est maintenant signé et utilisé par tous les principaux partenaires du développement. 

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo prépare des procédures conjointes de gestion financière pour les projets financés par l’État et les partenaires du développement. Un manuel conjoint de gestion financière est en cours d’élaboration et sera diffusé ultérieurement cette année pour associer les parties prenantes.

De même, la Sierra Leone a fait de grands progrès pour créer et mettre en service une Unité d’administration intégrée des projets de santé qui relève du Ministère de la Santé. Gavi, le Fonds mondial et la Banque mondiale apportent leur appui pour renforcer les capacités de l’Unité de façon à ce qu’elle soit en mesure d’assumer les responsabilités fiduciaires de tous les projets financés par les partenaires du développement. 

Des études sont actuellement menées pour comprendre les coûts et les avantages de dispositifs de mise en œuvre non harmonisés et non alignés dans le secteur de la santé et leurs résultats seront disponibles sous peu (avec le financement de l’IHP+ et la Banque mondiale). La Banque mondiale, en collaboration avec l’OMS, met également au point un cadre conceptuel pour la gestion des finances publiques dans la santé. 

Obstacles et potentialités : n’attendez pas que tout soit réglé

Il y a de toute évidence des obstacles. Les procédures de prise de décision des partenaires du développement sont lentes et la participation bilatérale est modeste. Il est également difficile de déterminer un point d’entrée pour la collaboration en raison des cycles de soutien différents des partenaires du développement. La faiblesse du leadership national fait que les activités conjointes sont axées sur l’offre plutôt que sur la demande. 

Pensant déjà à l’avenir, le Groupe de travail entend intensifier ses activités relatives à l’application des dispositions conjointes de gestion financière ou l’utilisation des systèmes nationaux. Il se servira des recherches à base factuelle pour étayer les arguments en faveur de l’harmonisation et l’alignement. Il sollicitera également une participation accrue aux dispositifs conjoints de la part des partenaires bilatéraux et d’autres institutions des Nations Unies, et examinera les possibilités de collaboration dans des régions en dehors de l’Afrique.

Il existe encore de formidables occasions d’actions communes des partenaires du développement en vue de consolider les systèmes nationaux à court ou moyen terme et d’amener les changements nécessaires qui permettront de rendre faisable l’alignement à long terme.

Il n’est pas nécessaire d’attendre que tous les problèmes aient été résolus. L’idée est d’appliquer une approche graduelle en utilisant dès que possible des éléments des systèmes nationaux, dans le cadre de l’amélioration des systèmes et du renforcement des capacités. 

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