29 août 2014

Les membres du Groupe de travail IHP+ sur l’information et la redevabilité (anciennement le Groupe de travail sur le suivi et l’évaluation) et du Groupe de travail sur les indicateurs et la charge représentée par les exigences en matière d’établissement de rapports se sont réunis les 27 et 28 août 2014 à Genève.

Rationalisation des indicateurs et des exigences en matière d’établissement de rapports pour de meilleurs résultats

La réunion fait suite à un processus qui a duré un an et qui visait à identifier des indicateurs communs pouvant être utilisés pour suivre les résultats dans le secteur de la santé, à l’échelle mondiale et au niveau des pays. Ce processus a été entrepris en réponse à la décision des responsables mondiaux en matière de santé, notamment Margaret Chan, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé et Jim Kim, Président du Groupe de la Banque mondiale, de concentrer les efforts sur cet aspect important de l’harmonisation. 

Les objectives de la réunion étaient les suivants :

  • Examiner et approuver un projet de liste d’indicateurs clés devant servir de référence mondiale (la liste a été élaborée et étudiée au cours de plusieurs réunions de consultation avant  la réunion)
  • Examiner les moyens de mieux aligner les exigences en matière d’établissement de rapports et les systèmes d’information sanitaire
  • Examiner et adopter ensemble des plans pour opérationnaliser le programme dans les pays. 

La déclaration de la réunion.

La réunion a rassemblé des représentants d’agences mondiales de développement (des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, d’Allemagne, du Japon, de la Suède et de la Norvège; des agences des Nations Unies; de la Banque Mondiale; de GAVI et du Fonds mondial) ainsi que des représentants du ministère de la Santé de certains pays (Cambodge, Éthiopie, Mozambique, Tanzanie et Vietnam), d’organisations de la société civile et de la Gates Foundation. 

Il avait été demandé aux pays de faire part des difficultés qu’ils rencontrent afin de respecter les exigences en matière de données et d’établissement de rapports imposées au niveau mondial et par les partenaires dans les pays. Le représentant du ministère tanzanien de la Santé, Claud Kumalija, a déclaré, « les prestataires de services de santé sont submergés d’exigences multiples en matière d’établissement de rapports ». Ces exigences proviennent de diverses agences de financement et il serait plus facile de les respecter si elles étaient mieux harmonisées.

M. Kumalija a également fait remarquer que des progrès ont bien été réalisés dans le développement  d’un système national, y compris l’élaboration d’un entrepôt de données qui devrait permettre de réduire les systèmes parallèles, et la mise en place d’un Groupe de travail technique pour le renforcement du suivi et de l’évaluation; ce dernier inclut les partenaires clés et vise à coordonner les efforts et éviter les duplications. Le gouvernement  pilote actuellement des méthodes novatrices, par exemple l’usage de téléphones portables pour envoyer les données d’un dispensaire directement au district, ce qui simplifie l’établissement de rapports.

La réunion a fixé les prochaines étapes pour finaliser la liste 2014 des indicateurs clés et supplémentaires, ainsi que les comportements, à l’échelon mondial et des pays, qui permettront d’améliorer l’harmonisation et l’alignement en matière de suivi des résultats. Les progrès ont été examinés lors d’une réunion des responsables mondiaux du secteur de la santé le 24 septembre à New York. Ils ont approuvé la déclaration de la réunion et ont réitéré leur engagement à faire de nouveaux progrès sur la rationalisation des exigences mondiales en matière d’établissement de rapports. 


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