3 octobre 2013

IHP+ a interviewé Tom Achoki (conseiller principal du suivi et de l’évaluation au ministère de la Santé du Botswana) au sujet d’un article qu’il vient d’écrire en collaboration avec Collins Chansa dans la revue Health Policy and Technology, intitulé « L’impact des modalités de financement sur l’accès aux soins de santé maternelle et infantile en Zambie ». Les auteurs concluent que si le financement passant par le gouvernement se voyait augmenter de 60%, ceci permettrait d’atteindre en 6 ans un taux de couverture des interventions de 85% pour ce qui concerne les interventions de santé maternelle et infantile ; ce même taux ne pourrait être atteint qu’en 9 ans si le financement était déboursé directement par les donateurs. Lire le point de vue du Dr. Achoki sur les implications de cette étude pour les programmes d’efficacité du développement en matière de santé :

En faveur de l’utilisation des canaux de financement du gouvernement : examen des modalités de financement en Zambie

IHP+ a interviewé Tom Achoki (conseiller principal du suivi et de l’évaluation au ministère de la Santé du Botswana) au sujet d’un article qu’il vient d’écrire  en collaboration avec  Collins Chansa dans la revue Health Policy and Technology et intitulé « L’impact des modalités de financement sur l’accès aux soins de santé maternelle et infantile en Zambie ».  Lire le point de vue du Dr. Achoki sur les implications de cette étude pour les programmes d’efficacité du développement en matière de santé :

 

Introduction : À partir de données sur la couverture des interventions sanitaires  générées par le projet d’évaluation de la politique de contrôle du paludisme en Zambie ainsi que de données sur les décaissements de fonds annuels du gouvernement et des donateurs vers chacun des 7 districts du pays, Achoki et Chansa ont analysé l’impact de différents scénarios de financement sur le déploiement de la couverture sanitaire universelle.  Ils concluent que si le financement passant par le gouvernement se voyait augmenter de 60%, ceci permettrait d’atteindre en 6 ans un taux de couverture des interventions de 85% pour ce qui concerne les interventions de santé maternelle et infantile ; ce même taux ne pourrait être atteint qu’en 9 ans si le financement était déboursé directement par les donateurs.  

Q : Pouvez-vous expliquer vos conclusions en termes non économiques ?
R : Il s’agit dans cet article de vanter les mérites d’un financement des systèmes de santé reposant sur une approche holistique plutôt que sur des programmes verticaux. En analysant deux canaux de financement distincts – gouvernement et donateurs –, nous avons conclu que l’utilisation du système mis en place par le gouvernement pour canaliser l’argent  est une méthode bien plus efficace. Le fait de ne pas harmoniser les sources de financement non seulement signifie une duplication des efforts mais aussi empêche les responsables des systèmes de santé de planifier les initiatives et de les mettre en œuvre de manière efficace.

Q : Pourquoi les donateurs ne canalisent-ils pas actuellement  les fonds vers les systèmes nationaux, et que faut-il faire pour changer cette tendance ?
R : Les raisons sont multiples : un manque de coordination efficace, des capacités institutionnelles et d’absorption limitées, et une inertie des donateurs face au changement. Toutefois, la situation a tendance à s’améliorer ; l’accent est mis sur le renforcement des systèmes de santé, et le gouvernement  se pose en leader dans le discours sur le financement et la prestation des soins de santé. Des efforts supplémentaires doivent encore être faits pour parvenir à un cadre commun de financement de la santé.

Lire l’article complet dans la revue Health Policy and Technology ici. 

Nous remercions Tom Achoki d’avoir gentiment accepté être interviewé  pour cet article.


Other News