25 juillet 2016

Différents acteurs donnent leur avis.

La CSU et le nouveau partenariat : certains acteurs s’expriment

Pendant la réunion de consultation (juin 2016, Genève) sur la transformation de l’IHP+ en Partenariat international de santé pour la CSU 2030, nous avons demandé à des participants de nous donner leur avis sur la CSU et le nouveau partenariat. Voici les réponses d’instituts de recherche, d’organismes du secteur privé, d’organisations confessionnelles et de membres de la société civile. 

Société civile

Mirai Chatterjee

Self-Employed Women’s Association (SEWA) Bangladesh

« Je pense qu’il faut élargir l’IHP+. Si nous souhaitons créer une vaste alliance ou coalition pour pousser nos gouvernements et avancer collectivement comme une famille mondiale afin de nous rapprocher de la CSU ces 15 prochaines années, nous devons lui donner une assise beaucoup plus large. À mon avis, c’est donc une initiative bienvenue. 

Je pense que dans la CSU, il est très important de recueillir des avis depuis le terrain. La voix et la représentation des organisations des pauvres, en particulier celles qui sont dirigées par les femmes, comme les syndicats, les coopératives de femmes, les groupes d’autonomisation des femmes et leurs fédérations. Leurs voix et leur représentation dans l’alliance élargie pour la CSU 2030 seraient capitale. Parce que ce sont elles qui sont habituellement exclues et que c’est elles que nous voulons inclure. Alors, sans elles à la table politique, il est difficile d’imaginer comment nous pourrons faire avancer la CSU 2030 et construire un mouvement pour la CSU 2030 depuis le bas. » 

Simon Wright

Save the Children, Royaume-Uni 

« La CSU est une manière totalement révolutionnaire de penser la santé dans les pays en développement. C’est un changement réel par rapport aux OMD qui se centraient sur des cibles spécifiques et une aide spécifique des donateurs, qui nous amène dans un monde où nous parlons du droit à la santé et de l’obligation des gouvernements de l’assurer pour leurs citoyens. 

J’espère vraiment que la CSU 2030 nous rassemblera tous avec un mandat très clair nous permettant de réaliser l’ODD 3.8 et toutes les autres cibles de santé des ODD et que nous pourrons partager les expériences, les meilleures pratiques et les compétences spécialisées. Mais, plus important encore, il s’agit de construire un mouvement politique dans les pays et au niveau international autour de la CSU. »


Instituts de recherche

Srinath Reddy

Président, Public Health Foundation, Inde

« Fondamentalement, la CSU repose sur les principes de la solidarité sociale et de la collaboration transsectorielle. Si ces valeurs ne peuvent pas être mises en œuvre, nous ne pourrons pas parvenir à la CSU avec des ressources ou des performances adéquates. Ce partenariat particulier sera en mesure de mobiliser un plaidoyer pour l’adoption de la CSU, partager des connaissances sur la meilleure manière dont la CSU peut être réalisée dans des environnements à ressources diverses et aussi garantir une évaluation et une responsabilisation appropriées. Je pense qu’il est absolument important de disposer de ce type de coalition de forces multiples qui ont embrassé une cause commune et présentent des arguments communs. » 

Koarsar Afsana

BRAC, Bangladesh

« Je suis assez enthousiaste […] car je peux voir que cette transformation nous aide en fait à mieux comprendre ce qui devrait être fait au niveau national. Je pense également que le partenariat n’est pas l’œuvre d’une personne ou d’une organisation. C’est l’occasion unique pour plusieurs partenaires d’apporter leurs connaissances, leurs informations, leurs données au niveau national et créer ainsi des enseignements qui seront partagés avec d’autres sur la manière dont on peut mieux travailler pour améliorer la santé de la population. » 


Secteur privé

Docteur Sam Ogillo

Association of Private Health Facilities in Tanzania

« Je crois qu’il est maintenant temps de changer notre manière de voir les choses et de considérer le secteur de santé privé et le secteur de santé public comme un ensemble ; non pas comme des concurrents, mais comme des partenaires qui s’emploient à réaliser les objectifs importants qui ont été fixés au niveau international. 

C’est à mon sens une bonne plateforme pour commencer cette démonstration. Nous l’avons vu avec d’autres initiatives. Je pense qu’il est impossible de garantir à tous une bonne couverture de santé sans travailler avec le secteur privé. Il faut désormais que tous les secteurs joignent leurs forces et adoptent une approche multisectorielle. Nous pourrons alors parvenir à la CSU d’ici à 2030. » 


Organisations confessionnelles

Sam Orach

Uganda Catholic Medical Bureau, Conférence épiscopale d’Ouganda

« Qui dit CSU, dit « santé pour tous », mais aussi « tous pour la santé ». Tout le monde participe, tout le monde pense à la santé, tout le monde agit pour la santé, y compris les usagers des services. 

En théorie, la CSU 2030 va permettre d’obtenir de meilleurs résultats sanitaires, un financement accru et une volonté politique plus ferme pour soutenir correctement la santé. La CSU 2030 parviendra à recruter une participation élargie de tous les acteurs de santé. C’est ce que nous visons. Mais nous devons travailler sur la manière d’y arriver. L’une des valeurs ajoutées est de mettre en lumière les interactions multisectorielles dans la santé. » 

Regardez ces personnes s’exprimer dans petits films vidéo ici

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Participez à notre consultation en ligne sur la transformation de l’IHP+ en Partenariat international de santé pour la CSU 2030.


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