3 juin 2015

Une évaluation conjointe de la gestion financière a été organisée pour le secteur de la santé.

En 2014, l’IHP+ a mené une mission « d’intensification des activités » au Burundi et a recommandé, avec l’aval des Ministères des Finances et de la Santé, de réaliser une évaluation conjointe de la gestion financière du secteur de la santé.

L’évaluation, qui s’est déroulée en octobre 2014, avait deux objectifs. Elle souhaitait tout d’abord comprendre comment les opérations actuelles des donateurs fonctionnent dans le secteur de la santé et mettre au point des dispositions fiduciaires conjointes pour les projets financés par les donateurs. Deuxièmement, elle a évalué les voies possibles pour utiliser le système national de gestion des finances publiques dans l’exécution de ces projets.

L’IHP+ a coordonné l’entreprise et a mis à contribution les partenaires du développement suivants : Banque africaine de développement (BAD), Union européenne, Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et Banque mondiale. D’autres partenaires, tels que Gavi et l’USAID, n’ont pas participé directement à l’évaluation, mais s’y sont associés. L’Équipe spéciale des homologues nationaux (pour le fonds commun proposé), formée de fonctionnaires des Ministères de la Santé et des Finances, a servi de principal point focal pour l’évaluation.

Conclusions et manières d’aller de l’avant

L’évaluation a révélé que les projets dans le secteur de la santé du Burundi sont principalement conçus et financés par des unités de mise en œuvre propres à chaque donateur, utilisant chacune ses procédures spécifiques. L’exception à cette règle est une initiative de financement basé sur la performance dans le cadre de laquelle un groupe de donateurs contribue au secteur de la santé par un mécanisme financier incorporé dans le Ministère de la Santé et qui se sert du système national de gestion financière. Dans l’ensemble, ces approches ont abouti à des filières de financement fragmentées et un financement qui n’est pas nécessairement aligné sur les priorités sanitaires nationales, même si le processus de planification du secteur de la santé semble digne de foi et l’un des plus solides dans le pays.

Les recommandations en vue d’une amélioration doivent adopter une méthode progressive avec les étapes suivantes : 

  1. 1. Harmonisation des procédures des donateurs et des dispositions financières comme première mesure. 
  2. 2. Développement et renforcement des capacités dans l’attente de l’achèvement des réformes en cours de la gestion des finances publiques. 
  3. 3. Renforcement de l’environnement du contrôle au sein du Ministère de la Santé. 
  4. 4. Mise au point de procédures de gestion financière qui cadrent avec les règles et réglementations nationales et répondent aux exigences harmonisées des donateurs.

Une mission de suivi prévue en mai a depuis été suspendue en raison de la crise politique actuelle. Néanmoins, quand elle se déroulera, son objectif sera de diffuser le rapport et de convenir d’un plan d’action qui soutiendra la consolidation de l’encadrement fiduciaire au Ministère et des dispositions pour l’harmonisation et l’alignement de la gestion financière.


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