Une gestion financière solide constitue un élément critique pour s’assurer que les ressources limitées sont utilisées de manière optimale  et que les fonds alloués aux services de santé atteignent les communautés qui en ont le plus besoin. Deux messages essentiels ont émergé des récentes consultations d’IHP+ et des engagements des agences de développement en vue d’intensifier l’utilisation des systèmes nationaux de gestion financière : 

  1. Des efforts doivent encore être faits pour améliorer les systèmes nationaux de gestion financière et en intensifier l’usage.
  2. Des efforts doivent encore être faits pour réduire les coûts de transaction, qui sont en partie accrus à cause de la duplication des évaluations de la gestion financière ainsi que par les processus et les systèmes parallèles de gestion financière.

Dans le cadre des travaux des  partenaires de la Plateforme de financement des systèmes de santé, une équipe formée par la Banque mondiale, GAVI et le Fonds mondial a mené en 2010 une revue des procédures d’évaluation fiduciaire des agences. Le résultat en fut un accord entre les partenaires sur le fait que les évaluations individuelles de la gestion financière étaient une duplication importante des efforts et des coûts. Ils ont développé un rapport comportant des recommandations  exploitables en vue de l’harmonisation de la gestion financière.

Certains bénéfices potentiels de l’approche conjointe de l’évaluation de la gestion financière sont notamment:

  • Une évaluation des risques plus solide et une gestion du secteur pour toutes les opérations financées par le bailleur de fonds participant à l’évaluation conjointe
  • Une réduction de charge due à l’utilisation d’un  processus unique et d’un seul cadre de gestion financière
  • Une réduction du nombre de systèmes de soutien de comptabilité et de compte rendu
  • Des systèmes de comptabilité communs permettant d’améliorer la planification intégrée parmi toutes les sources de financement (gouvernement et partenaires de développement)
  • Une seule série de rapports périodiques comportant les éléments suivants: 
    •  une plus grande transparence et un risque réduit de duplication ou de double comptabilisation
    • une charge réduite de compte rendu
  •  Un nombre réduit d’auditeurs et des audits rationnalisés.

Cette approche est basée sur les trois grands principes suivants:

  1. S’aligner sur les systèmes des pays partenaires lorsqu’ils atteignent un standard minimum acceptable. 
  2.  Harmoniser l’approche des partenaires de développement lorsque tout ou une partie du système national de passation des marchés et de gestion financière n’est pas acceptable, afin de réduire au minimum la charge sur le pays et sur les partenaires de développement.
  3. S’accorder sur la mise en œuvre d’un plan d’action commun et le soutenir dans le but de renforcer le système national afin d’apporter les changements nécessaires qui permettrait de s’aligner sur le système du pays.

Le Partenariat IHP+ a commencé à explorer les opportunités pour faire avancer le programme “une seule gestion financière” et testera l’évaluation conjointe de la gestion financière qui est proposée dans quelques pays. La Banque mondiale dirige ce travail. Sur la base des expériences, les directives pour la mise en œuvre des évaluations conjointes de la gestion financière ainsi que les accords conjoints relatifs au financement seront révisés.