Des institutions efficaces : les systèmes des pays en développement sont renforcés et utilisés

Performance des pays partenaires

La série des données CPIA publiée par la Banque Mondiale pour 23 des 24 pays participants ne montre guère de tendance à l’amélioration de la robustesse des systèmes de gestion des finances publiques, avec un score moyen passant de 3,17 en 2005 à 3,26 en 2013. (Il n’y a pas de données CPIA publiés pour El Salvador.) En 2013, douze pays participants ont été évalués comme ayant des systèmes de gestion des finances publiques suffisamment robustes, avec un score CPIA égal ou supérieur à 3,5.

Performance des partenaires au développement

Alors qu’il n’y a pas eu de déclin dans le niveau des systèmes de gestion financière des pays partenaires, ceux-ci n’ont été utilisés que pour gérer 43% des fonds des partenaires au développement dans les 12 pays avec un score CPIA supérieur à 3,5. Parmi ceux-ci, pour huit pays disposant de données en série, l’utilisation des systèmes nationaux de GFP par les partenaires au développement a chuté à 41% en 2013, venant de 65% en 2010/11 et 42% en 2005/07 (Figure 23)1.

Les données de performance agrégées masquent des variations importantes entre les partenaires au développement (Figure 24). Certains partenaires au développement, comme la Communauté européenne, les Pays-Bas et l’Espagne, ont toujours utilisé au moins deux des trois procédures nationales de gestion financière. Beaucoup d’autres, y compris certains des plus grands contributeurs tels que le Fonds mondial ou l’USAID, utilisent les systèmes nationaux pour moins de 20% de leurs contributions.

1 Il est important de noter que les données des partenaires au développement dans les pays avec un score CPIA en matière de GFP de moins de 3,5 ne sont pas prises en compte ici. Alors que ceci est cohérent avec les précédents rapports IHP+R, cela sous-estime les cas où les partenaires au développement utilisent le système de GFP en dépit de ses faiblesses relatives. C’est le cas par exemple de l’Allemagne au Népal, de la Banque mondiale et de la Belgique en Ouganda, où les systèmes de GFP ont un score CPIA inférieur à 3,5 mais où ces partenaires signalent encore qu’ils utilisent le système de GFP du pays. Nous ne pouvons pas tirer de conclusion générale sur l’effet de cette approche méthodologique – dans certains cas, elle peut réduire la performance globale du partenaire quant à l’utilisation des systèmes de GFP, dans d’autres elle peut améliorer la performance globale du partenaire. Pour plus de détails, voir l’annexe méthodologique 2014 de IHP+R (disponible en ligne).