L’assistance technique représente une proportion non négligeable de la coopération au développement dans le secteur de la santé (plus d’un quart d’après certaines estimations). Il est donc important de tirer le meilleur parti de ces ressources.

L’assistance technique peut servir à : 

    • renforcer les capacités (par exemple consolider les systèmes d’information sanitaire) ;
    • combler les lacunes (par exemple envoyer des médecins en cas de pénurie de personnel) ; 
    • fournir des contributions techniques spécifiques (par exemple des compétences actuarielles pour concevoir une assurance maladie) ;
    • gérer un projet. 

L’assistance technique peut soutenir les gouvernements et les organisations non gouvernementales.

L’assistance technique peut inclure un soutien intermittent, à court ou long terme, ou des contributions selon que de besoin ; des liens entre pairs et des réseaux pour partager les expériences. 

L’assistance technique peut provenir du pays ou de l’étranger et peut comporter une coopération Sud-Sud.  

Problèmes actuels de l’assistance technique

L’IHP+ a commandé des examens rapides de l’assistance technique dans quatre pays : Îles Salomon, Ouganda, République-Unie de Tanzanie et Sierra Leone. Une synthèse des leçons tirées de ces examens, avec une analyse plus approfondie, est également disponible.

Les point principaux sont les suivants :

Demande d’assistance technique

    • Même s’il est admis que l’assistance technique devrait être fondée sur une demande des organisations qui la reçoivent, dans la pratique, cela n’est pas toujours le cas. 
    • L’assistance technique peut être efficace quand elle est liée à des priorités politiques claires, et quand il existe un consensus sur les priorités du soutien. 

Du côté de l’offre 

    • Les types d’assistance technique disponibles et les procédures de sélection manquent souvent de précision pour les gouvernements.
    • L’assistance technique a parfois été sélectionnée par le bailleur de fonds et la redevabilité à l’égard de l’institution bénéficiaire faisait défaut. 
    • Alors que les objectifs de l’assistance technique incluaient souvent le renforcement des capacités, le cadre de référence était rarement explicite sur la manière dont cela devait être réalisé ou évalué. 

Gestion de l’assistance technique et problèmes opérationnels

    • Les pays ont des politiques et des accords avec les partenaires sur la manière d’identifier et de gérer l’assistance technique, mais ces instruments sont souvent ignorés dans la pratique. 
    • Pour que l’assistance technique soit efficace et que son impact soit durable, il faut disposer de personnel qui travaille parallèlement sur l’assistance technique et les systèmes qui se poursuivront à l’avenir.  

Suggestions pour examiner et améliorer l’assistance technique

Conformément aux principes de l’IHP+, l’assistance technique devrait être : 

    • planifiée de manière stratégique pour soutenir les priorités de santé et lever les obstacles majeurs contrariant les résultats
    • bien coordonnée et prodiguée efficacement, pour garantir un bon rapport des investissements consentis et éviter les doublon
    • conçue de façon à établir des systèmes durables et des compétences du personnel se poursuivant après la fin de l’assistance technique. 

Le dossier de l’IHP+ intitulé « Comment améliorer l’assistance technique » présente des suggestions aux gouvernements, aux partenaires du développement et à d’autres institutions pour perfectionner l’assistance technique.  

L’IHP+ peut appuyer les pays et partenaires qui veulent aller de l’avant dans l’amélioration de l’AT (Assistance Technique). Veuillez nous contacter.